Le territoire
Kaolack
Une ville du Sine Saloum, posée là où se croisent le Sénégal, la Gambie, le Mali et la Guinée. On y cultive du mil et du sorgho. On y mange du pain fait avec de la farine importée.
Sur ces chiffres
Ils viennent du plan de développement que le département a adopté pour 2024-2028 et actualisé en 2025. La plupart datent de 2022 et 2023 : ils décrivent le Kaolack d’il y a trois ans, pas celui de ce matin. Nous les datons un à un plutôt que de les arrondir.
Le département
Un carrefour entre quatre pays
Trois routes nationales le traversent, la Gambie commence à sa frontière, et son port fluvio-maritime remonte le Saloum. C’est ce qui en a fait le premier marché de la région.
Le département s’est donné un plan de développement, avec une ambition qu’il formule ainsi :
Faire du département de Kaolack, à l’horizon 2028, un territoire prospère, résilient et inclusif, moteur du développement durable du pôle territoire Sine Saloum.

Le partenaire
Un partenaire public, élu
Le projet n’est pas porté depuis la Suisse : il est conduit par la collectivité qui administre le département.
- Un conseil élu
- 80 conseillers, 40 femmes et 40 hommes — la loi sénégalaise impose la parité sur les listes.
- Le territoire
- 14 communes et 3 arrondissements, 664 000 habitants, un âge moyen de 23 ans.
- Son rôle
- Élaborer et mettre en œuvre le plan de développement du département.
- Ce qu’il apporte au projet
- Les terrains de l’école, des terres agricoles et une participation au financement.
Les quatre communes
Là où l’eau sera forée et la terre irriguée
Le Conseil départemental et quatre de ses communes se sont unis dans un groupement de droit public, créé par arrêté ministériel le 3 avril 2026. C’est sur leurs terres que le projet installe ses fermes.
Élaborer et mettre en œuvre des projets communs de développement économique, environnemental, éducatif et sanitaire.
Le groupement s’appelle Naatal Kaolack. Il a un receveur public, rend des comptes chaque semestre, et le préfet du département y représente l’État. Ce n’est pas un détail administratif : c’est ce qui fait que l’argent du projet entre dans une comptabilité que l’on peut contrôler.
Les besoins, tels que le partenaire les exprime
Un besoin que Kaolack a nommé avant nous
Ce ne sont pas nos conclusions. Ce sont les constats que le département a écrits dans son propre plan de développement.
Absence de centres de formation aux métiers artisanaux
- 01
Le département produit des céréales
Mil, maïs, sorgho, arachide, riz, manioc, niébé. En une campagne : soixante mille tonnes de mil, quarante-quatre mille de maïs, quinze mille de sorgho.
- 02
Mais il transforme peu, et vend mal ce qu’il transforme
Le plan reconnaît quelques unités de transformation, puis nomme ce qui manque : de quoi conserver les produits, et un débouché pour ce qui est transformé.
- 03
Les denrées de base viennent d’ailleurs
Les grossistes du département s’approvisionnent directement auprès des importateurs pour les denrées de première nécessité. Le travail de transformation, et l’argent qu’il rapporte, se fait donc ailleurs aussi.
- 04
Et personne ne forme aux métiers artisanaux
Le département l’écrit lui-même — deux fois dans la même liste de ce qui lui manque.
- 05
Les jeunes n’ont ni emploi, ni financement
L’âge moyen est de vingt-trois ans. Le plan énonce un « fort taux de chômage chez les jeunes » et la « difficulté d’accès aux financements ».
Ce que le projet vient changer
Trois objectifs du département, repris par le projet
Former
Un centre de formation aux métiers artisanaux
Inscrit au plan d’action du département pour sa première année
Le centre de formation et ses huit modules
Cultiver
Intensifier l’agriculture et l’élevage
Premier objectif du plan du département
Les fermes irriguées des quatre communes, la filière céréalière, le restaurant-école
Ouvrir
Promouvoir les jeunes et les femmes
Un objectif du plan du département
Cent à deux cents jeunes formés par an, dont 45 % de femmes
Le plan du département compte quatre axes — l’économie, les services de base, l’environnement, la gouvernance locale. Le projet répond à trois objectifs des deux premiers, et n’intervient pas sur le reste.