Le territoire
Kaolack
Une ville carrefour du Sine Saloum, au croisement du Sénégal, de la Gambie, du Mali et de la Guinée. On y cultive du mil et du sorgho — et on y mange du pain fait avec de la farine importée.
Sur ces chiffres
Ils viennent du plan de développement publié par le département et datent de 2014-2016. Nous préférons vous le dire plutôt que de les présenter comme s’ils décrivaient Kaolack aujourd’hui. Une mise à jour a été demandée au département.
Le département
Un carrefour entre quatre pays
Traversé par trois routes nationales, frontalier de la Gambie et doté d’un port fluvio-maritime, le département occupe une position de carrefour entre le Sénégal, la Gambie, le Mali et la Guinée. Cette centralité en fait le premier pôle commercial de sa région.
Le département s’est donné un plan de développement, avec une ambition qu’il formule ainsi :
Le moteur de développement du pôle territoire Sine Saloum

Le partenaire
Un partenaire public, élu
Le projet n’est pas porté depuis la Suisse : il est conduit par la collectivité qui administre le département.
- Un conseil élu
- 80 conseillers, dont 39 femmes — la loi sénégalaise impose la parité sur les listes.
- Le territoire
- 14 communes et 3 arrondissements, plus de 500 000 habitants.
- Son rôle
- Élaborer et mettre en œuvre le plan de développement du département.
- Ce qu’il apporte au projet
- Les terrains de l’école, des terres agricoles et une participation au financement.
Les besoins, tels que le partenaire les exprime
Un besoin que Kaolack a nommé avant nous
Ce ne sont pas nos conclusions. Ce sont les constats que le département a écrits dans son propre plan de développement.
Absence de centre de formation dans les métiers porteurs
- 01
Le département produit des céréales
Mil, sorgho, arachide, riz, fonio, manioc, niébé. Le département est le premier producteur régional de sorgho, en surfaces comme en production.
- 02
Mais il ne les transforme pas
Le plan de développement relève un « faible développement des unités de transformation des produits agricoles » et des « problèmes de conservation et transformation ».
- 03
Les denrées de base restent importées
Sur les marchés du département, les denrées de première nécessité commercialisées demeurent le riz, le sucre, le lait et l’huile — largement importés. La valeur ajoutée échappe au territoire.
- 04
Et personne ne forme à la transformation
C’est la contrainte que le Conseil départemental a lui-même inscrite en tête de son diagnostic du secteur artisanal.
- 05
Les jeunes n’ont ni formation adaptée, ni emploi
Le plan énonce sans détour : « chômage endémique », « insuffisance des formations et des structures d’encadrement », « inadéquation entre la formation et l’emploi ».
Ce que le projet vient changer
Deux priorités du département, reprises par le projet
Former
Donner un métier aux jeunes
Une priorité inscrite au plan du département
Le centre de formation et ses huit modules
Cultiver
Moderniser l’agriculture
Une priorité inscrite au plan du département
La filière céréalière, la transformation, le pôle maraîcher
Le plan du département compte quatre autres priorités — tourisme et pêche, santé et éducation, environnement, infrastructures — sur lesquelles ce projet n’intervient pas.