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Association en cours de constitutionCe site présente un projet en préparation. Aucun don n’est collecté à ce jour.
Sunu Mbourou

Le projet

Un centre de formation, un restaurant-école, un pôle maraîcher

Le projet intégré porté par le Conseil départemental de Kaolack articule trois composantes : on y apprend un métier, on y produit, et la production finance la formation.

Céréales locales

80%

Mil, maïs et sorgho, cultivés dans le département

Blé importé

20%

Le pain d’aujourd’hui en dépend presque entièrement

2026Descriptif du projet, Conseil départemental de Kaolack

Le point de départ

Deux mains pilant de la farine dans un mortier à l’aide d’un pilon en bois.
Transformation manuelle de farine au mortier — le geste que le centre vise à outillerIllustrationT. K. NaliakaCC BY-SA 4.0Wikimedia Commons

Transformer une céréale en farine, puis en pain, demande aujourd’hui un travail manuel et des équipements que le département n’a pas. C’est ce chaînon que le centre de formation vient outiller.

Le même travail, une fois outillé : pétrin, chambre de pousse, four. C’est l’équipement que le centre doit réunir, et le métier qu’il doit transmettre — les deux, pas l’un sans l’autre.

Un boulanger glisse une planche de baguettes crues, encore couvertes d’une toile, dans une armoire à claies.
Des baguettes façonnées, avant cuisson — un fournil genevoisGenève · 28 août 2026
Le secteur reste fortement dépendant de la farine de blé importée, ce qui fragilise la souveraineté alimentaire et limite la création de valeur locale.
Descriptif du projet, Conseil départemental de Kaolack2026

La boulangerie sénégalaise fonctionne à la farine de blé, qui n’est pas cultivée dans le pays. Chaque pain vendu fait donc sortir de la valeur du territoire, et rend le prix du pain dépendant d’un marché mondial sur lequel personne n’a de prise localement.

Le département produit pourtant du mil et du sorgho — il est le premier producteur régional de sorgho. Ce qui manque n’est pas la matière première : c’est le savoir-faire de la transformer, et le lieu où l’apprendre.

D’où l’objectif chiffré du projet : une composition à 80 % de céréales locales, contre une dépendance aujourd’hui quasi totale au blé importé.

Les trois composantes

Former, produire, financer

Chaque composante a une fonction pédagogique et une fonction économique. C’est ce qui distingue ce projet d’un centre de formation classique dépendant d’une subvention permanente.

01

Boulangerie et agro-transformation

Centre de formation

Une approche duale — théorie, pratique, immersion en entreprise — organisée en huit modules, du geste de panification à la maintenance des équipements. La formation porte sur la transformation des céréales produites sur place.

  • Boulangerie artisanale et moderne
  • Pâtisserie et viennoiserie
  • Transformation des céréales locales
  • Fermentation et panification
  • Hygiène et sécurité alimentaire
  • Gestion d’entreprise et entrepreneuriat
  • Maintenance des équipements
  • Marketing et commercialisation
02

École-entreprise

Restaurant à volaille

Une unité à la fois pédagogique et économique : elle forme à la restauration et à la transformation des produits avicoles, et elle génère les revenus qui financent le fonctionnement du centre. C’est la composante qui rend le dispositif durable sans subvention permanente.

  • Formation pratique en restauration
  • Transformation des produits avicoles
  • Production et vente de repas
  • Génération de revenus pour le centre
03

Production agroécologique

Pôle maraîcher et arboricole

Le maillon amont : produire sur place une partie des intrants, former aux pratiques agroécologiques, et diversifier les revenus du site.

  • Maraîchage — tomate, oignon, piment, gombo, aubergine
  • Arboriculture — mangue, papaye, agrumes, moringa
  • Production agroécologique
  • Formation pratique au champ

Objectifs spécifiques

Ce que le projet veut accomplir

  1. 01Mettre en place un centre de formation professionnelle en boulangerie et transformation agroalimentaire
  2. 02Former et insérer les jeunes et les femmes dans les métiers de la boulangerie, de la restauration et de l’agroalimentaire
  3. 03Promouvoir l’utilisation des céréales locales
  4. 04Assurer le recyclage et le perfectionnement des boulangers déjà en activité
  5. 05Développer le restaurant à volaille comme unité économique et pédagogique
  6. 06Mettre en place le pôle maraîchage et arboriculture
  7. 07Créer des emplois durables et renforcer l’entrepreneuriat local

Ce qui est visé

Le projet en quatre données

80 / 20céréales locales (mil, maïs, sorgho) contre farine de blé importée — la composition visée
2026Descriptif du projet, Conseil départemental de Kaolack
100 à 200jeunes formés chaque année, à terme
2026Descriptif du projet, Conseil départemental de Kaolack
45 %de femmes visées dans les cohortes
2026Objectif fixé par les porteurs du projet
8modules de formation, de la panification à la maintenance
2026Descriptif du projet, Conseil départemental de Kaolack

Bénéficiaires

Qui le projet concerne

Directs

  • Jeunes en recherche d’emploi
  • Femmes entrepreneures
  • Boulangers et artisans en activité
  • Restaurateurs
  • Producteurs agricoles

Indirects

  • Coopératives agricoles
  • Organisations professionnelles
  • Consommateurs du département
  • Collectivités territoriales

Pérennité

Pourquoi ça peut tenir dans la durée

Un projet qui s’arrête quand l’aide s’arrête n’a servi à rien. Voici ce qui existe déjà sur place pour que celui-ci continue.

ConditionCe qui existe déjà à Kaolack
Entretenir les machinesLes artisans du département produisent et entretiennent déjà du matériel agricole.
Le droit de formerL’apprentissage est intégré au dispositif sénégalais de formation professionnelle.
Un lieu pour s’installerUne Chambre des Métiers de plus de trois mille artisans, et un village artisanal déjà debout.
Des jeunes à formerVingt foyers des jeunes, et un conseil départemental de la jeunesse.
De quoi financerPlusieurs institutions de microfinance sur place, dont la mutuelle de la Chambre des Métiers.
À qui vendreNeuf des onze marchés permanents de la région, au croisement de quatre pays.

2025Plan de développement du département de Kaolack 2024-2028

Une réponse à une demande locale

Trois objectifs que le département s’était déjà fixés

Le premier n’est pas une interprétation : un centre de formation aux métiers artisanaux figure, tel quel, dans le plan d’action que le département a adopté pour 2024-2028.

Former

Un centre de formation aux métiers artisanaux

Inscrit au plan d’action du département pour sa première année

Le centre de formation et ses huit modules

Cultiver

Intensifier l’agriculture et l’élevage

Premier objectif du plan du département

Les fermes irriguées des quatre communes, la filière céréalière, le restaurant-école

Ouvrir

Promouvoir les jeunes et les femmes

Un objectif du plan du département

Cent à deux cents jeunes formés par an, dont 45 % de femmes

Ce que le projet fait bouger

Au-delà du pain

  • Éducation de qualité

    Comble l’absence de centres de formation aux métiers artisanaux, que le département nomme lui-même

  • Travail décent

    Répond au fort taux de chômage des jeunes et à leur difficulté d’accès aux financements

  • Faim zéro

    Transformation locale des céréales, alimentation des communes

  • Production responsable

    Machines genevoises réemployées plutôt que mises au rebut

  • Égalité femmes-hommes

    Objectif chiffré de 45 % de femmes dans les cohortes

  • Partenariats

    Coopération entre des artisans genevois, une collectivité élue et le groupement de ses quatre communes